Il choisit notre héritage

septembre 26, 2016

‘Quarante’ est généralement le nombre biblique pour la mise à l’épreuve. Mais pour ma femme et moi, mariés, il y a eu 40 ans la semaine dernière, il représente plutôt beaucoup de grâce et de bénédiction.

Célébrant cet anniversaire, ce week-end, lors d’une retraite, avec des collègues de JEM à l’âge de la retraite, on m’a demandé de raconter comment j’avais demandé Romkje en mariage. J’ai dû avouer que je ne l’ai jamais fait.

Mon histoire commença en 1972. Assis à mon bureau de journaliste, dans la salle de rédaction du NZ Herald à Auckland, je reçus un appel téléphonique : pourrais-je envisager de devenir un secrétaire voyageant pour un mouvement d’étudiants chrétiens ? Ce soir-là, je lisais dans mon livre de dévotion Daily Light (Lumière quotidienne) –Je mets devant toi le chemin de la vie et le chemin de la mort (Jérémie 21:8). Hmm, ceci avait l’air sérieux, pensais-je.

Le lendemain matin, le 26 juillet, tout le passage du Daily Light semblait ressortir de la page : C’est par la foi qu’Abraham… obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. (Hébreux 11:8) ; Il nous choisit notre héritage. (Psaume 47:5) ; Il l’a entouré, il en a pris soin. Il l’a gardé comme la prunelle de son œil, pareil à l’aigle qui éveille sa couvée, voltige sur ses petits, déploie ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes. L’Eternel seul a conduit son peuple, et il n’y avait avec lui aucun dieu étranger. (Deutéronome 32:10-12) ; Moi, l’Eternel, ton Dieu, je te conduis dans la voie que tu dois suivre. (Esaïe 48:17) ; Levez-vous, marchez ! Car ce n’est point ici un lieu de repos ; A cause de la souillure, il y aura des douleurs, des douleurs violentes. (Michée 2:10)

Ouah! C’était sérieux. Ces versets semblaient indiquer une porte d’opportunité qui conduirait à d’autres portes, pensais-je, pour aboutir finalement à un ‘lieu d’héritage’. Et donc six mois plus tard, je me retrouvais voyageant dans les universités, encourageant les groupes d’étudiants chrétiens. Mon nouveau travail consistait également à organiser une série de missions d’évangélisation avec un orateur anglais célèbre, David Watson, et un couple de chanteurs et musiciens canadiens, Merv et Merla Watson. Après la tournée nationale, les Watson m’invitèrent à devenir leur manager au Canada.

Toronto

Quelques semaines plus tard, me tenant debout sur le pont du ferry qui entrait au port de Wellington, je réfléchissais à mes options. Ce jour-là, je devais dire à mon patron si je continuais dans le travail auprès des étudiants, retournais au journal ou partais au Canada. J’avais besoin de la direction de Dieu. Je sortis mon Daily Light et réalisais que la date était le 26 juillet. Encore une fois, je lisais ces versets et me rappelais comment j’avais ressenti que le travail auprès des étudiants serait une porte vers d’autres portes.

Ainsi, au début de 1974, je décollais pour Toronto afin d’aider les Watson dans leur ministère musical. Nous organisâmes une tournée avec soixante musiciens, chanteurs et danseurs, dont le groupe s’appelait Shekinah, dans des cathédrales et des églises en Angleterre et aux Pays-Bas. Plus d’une année s’écoula lorsque, durant un week-end, de retour à Toronto, j’eus trois fortes impressions : je devrais retourner en Europe, retourner au journalisme et vivre dans une communauté. Trois jours plus tard, je recevais une lettre de Floyd McClung, que j’avais rencontré durant cette tournée, m’invitant à venir aux Pays-Bas afin d’éditer un magazine. Je serais basé dans une nouvelle communauté de formation appelée Heidebeek. Nous y étions : Europe, journalisme, communauté !

Involontairement, le jour où pris l’avion pour l’Europe était justement le 26 juillet. Etait-ce l’Europe l’endroit ‘que je devais recevoir après en héritage’ ? Pourtant, quelques mois après être arrivé dans la communauté d’Heidebeek, je commençais à me demander si j’étais réellement au bon endroit, là dans la campagne néerlandaise. Mes pensées furent perturbées lorsque quelqu’un frappa à la porte de mon bureau. Une Américaine entra timidement, me disant que le Seigneur lui avait donné ces paroles pour moi, et me tendit une feuille de papier de riz avec un texte écrit très soigneusement à l’encre indienne. Je jetai un coup d’œil sur la page et lus : « Par la foi, Abraham, appelé à partir… » Je ris à haute voix. « Ces versets provenaient de ma lecture matinale du Daily Light du 26 juillet, n’est-ce pas ? Et nous sommes en novembre ! Vous ne pouvez pas savoir combien ces versets sont importants pour moi ! » Vraiment, Dieu me confirmait que j’étais au bon endroit.

Fiancé

Quand donc Romkje entra-t-elle en scène ? Elle, aussi, avait récemment rejoint la communauté d’Heidebeek où elle arriva le même jour que moi, après être revenue des Etats-Unis où elle travailla avec JEM durant une année. Nous devînmes de bons amis, rien de plus. Elle n’était pas vraiment mon genre, pensais-je ; elle avait deux années de plus, et n’était pas dans la musique…

Au printemps 1976, je contractai une hépatite et fus envoyé par le médecin d’Heidebeek dans la maison de la famille de Romkje, dans un village proche, où un médecin local loua une chambre où il pouvait me garder à l’œil. Pendant ma convalescence, nous avons appris à mieux nous connaître. Puis, un jour de mai, nous avons commencé à réaliser tous les deux que notre amitié pouvait devenir sérieuse. Le 29ème anniversaire de Romkje approchait, et elle se souvenait que, lors de son précédent anniversaire, elle avait ressenti Dieu lui dire qu’elle rencontrerait son mari cette année-là.

Il me fallait être un peu plus convaincu. Ceci voudrait dire ne pas retourner vivre en Nouvelle-Zélande. Et pourtant, alors que je commençais à apprécier et aimer ses nombreux dons et qualités, je percevais une petite idée de l’équipe que nous pourrions devenir. L’été arriva et notre amour envers l’un pour l’autre grandit. Ensuite, alors que le 26 juillet pointa à nouveau, je relus ces mots du Daily Light : Il nous choisit notre héritage.. (Psaume 47:5). Ceci résonnait avec une carte que Romkje avait encadré sur son mur, disant : Dieu donne le meilleur à ceux qui lui laissent le choix.

Alors que je lisais à nouveau cette page familière, je réalisais que Romkje allait être une partie importante de l’héritage de Dieu pour moi. Sans vraiment la demander en mariage, j’ai dit oui à la conclusion à laquelle elle en était déjà venue. Et donc, le 26 juillet, comme écrit sur nos alliances, nous nous sommes fiancés, pour nous marier deux mois plus tard – il y a quarante merveilleuses années.


À la semaine prochaine,

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