Ni Des Faits, Ni Des Chiffres…

mars 9, 2015

Les faits et les chiffres n’etaient pas l’essence de l’education mais bien les normes et les valeurs. ceci etait la croyance de base du pionnier inspire de l’eduction du quatorzieme siecle, johan cele, revisitee par ma femme et moi-meme, la semaine derniere, lors d’une marche nocturne a travers un quartier de la ville de zwolle, vieux de 600 ans.

Avec un groupe d’environ cent personnes, nous déambulions sur les allées pavées, éclairées par la lune, entre les bâtiments de l’école d’origine Devotio Moderna (Dévotion moderne), un mouvement instauré autant pour les riches que pour les pauvres.

L’expert local, Mink de Vries, nous a tous tenus captivés par ses commentaires passionnés et hauts en couleur sur ce mouvement de réforme religieuse qui appela au renouveau par l’humilité, l’obéissance, la dévotion à Jésus et la simplicité de vie.

La conversion du riche commerçant, Geert Groote, marqua le point de départ d’un mouvement mécontent des institutions et de la vie des églises existantes. De Zwolle à Deventer, ce mouvement se répandit à travers l’Europe, jusqu’en Pologne, et en Allemagne, prospérant jusqu’à la Réforme protestante. Son membre le plus célèbre était Thomas à Kempis, à travers son livre dévotionnel L’imitation de Jésus-Christ.

De Vries identifia, rien qu’aux Pays-Bas, dans chaque province, pas moins de 130 lieux, où le mouvement était actif et où il connut une suite.

Ecoles
Avant la Réforme, Zwolle et Deventer formaient l’axe intellectuel de l’Europe du Nord, et les écoles créées, faisant partie du mouvement étaient considérées comme les meilleures dans le monde entier. Thomas à Kempis arriva d’Allemagne, juste au-delà de la frontière, pour étudier à Deventer, avant de s’installer à Zwolle où il écrivit ‘L’imitation’. Erasme étudia aussi dans leur école latine à Deventer, tout comme Adrien, qui devint plus tard l’unique pape néerlandais. À l’apogée de sa carrière, Cele supervisa 1000 élèves dans une ville avec une population d’à peine 5000 personnes. Avec Groote, ils entreprirent de changer la société à travers l’éducation, avec le but de démanteler l’ordre social hiérarchique en rendant l’éducation disponible à tous, riches et pauvres.

Comprenant que ‘la connaissance est la puissance’, comme Francis Bacon l’exprimera presque deux siècles plus tard, Cele voulait habiliter les pauvres et les désavantagés. Enseignant le latin, la grammaire et la rhétorique, il leurs exposa aussi les Ecritures, enseignant la foi chrétienne et la piété personnelle. Durant plus de quarante ans, jusqu’à sa mort en 1417, il développa le modèle d’école qui devint connu sous le nom de ‘gymnase’, avec des innovations radicales, telles que l’établissement de classes selon l’âge, les examens, et le mentorat d’étudiants plus jeunes par les plus vieux.

Tout comme A Kempis et d’autres dans le mouvement le soulignèrent, Cele insista sur la discipline personnelle en tant que fondement de la moralité et du service social. Parmi les valeurs enseignées et incarnées par le mouvement, il y avait le soin pour les personnes vulnérables, le respect, les attitudes sans jugement, le discernement du bien et du mal, l’égalité, l’hospitalité et l’inclusivité, le partage en communauté, la réflexion et la méditation silencieuse.

Origines
De Vries promeut de manière active un mouvement de ‘Dévotion postmoderne’ en invitant les maires des villes où le mouvement du 15ème siècle était actif, à signer une convention soutenant ces mêmes valeurs. Jusqu’à présent, la réponse a été extrêmement positive.

À une époque où la religion est vue comme la ‘racine de tous les maux’ par beaucoup, il est instructif de retracer les origines de l’éducation et de découvrir la contribution écrasante de la tradition judéo-chrétienne. Les écoles d’églises

précédèrent même les efforts de Charlemagne de répandre l’éducation à travers le travail du moine anglo-celte Alcuin. Pourtant, ceux-ci furent tous précédés par l’éducation juive, développée en réponse aux instructions de Dieu

d’enseigner les enfants en Deutéronome 6:7. La communauté hébraïque était, de loin, la plus ancienne société entièrement instruite, statut qui fut maintenu à travers le temps et les persécutions. Comenius, reconnu comme le ‘père de l’éducation moderne’, était un évêque de l’Ancienne Eglise Morave. Sa pédagogie était inspirée par sa vision chrétienne.

Dans beaucoup de pays, l’Etat ne prit le contrôle de l’éducation qu’assez récemment, lorsque la Révolution Industrielle créa une demande pour une classe ouvrière plus instruite. Mais les Etats tendent à mettre l’accent sur les faits et les chiffres. Les normes et les valeurs ne sont pas de leur compétence.

À la semaine prochaine,

Jeff Fountain

P.S. Rejoignez-nous pour le Continental Heritage Tour, du 4 au 19 juillet, pour en savoir plus sur Cele, Comenius et d’autres qui ont façonné l’Europe à travers leur foi.


À la semaine prochaine,

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